Page informative, sans valeur de conseil. Installez depuis la source officielle, vérifiez la licence du logiciel et des modèles, et gardez en tête qu'un modèle de langage peut se tromper ou mal citer : vérifiez les sources qu'il indique.
À quoi ça sert
Khoj est un assistant personnel ancré dans vos propres données. Il indexe vos notes (Obsidian, Org-mode, Markdown), vos PDF et d'autres fichiers, puis répond à vos questions en retrouvant les passages pertinents par recherche sémantique et en citant les documents utilisés. Une recherche web facultative peut compléter le contexte quand l'information n'est pas dans vos fichiers.
Il se présente sous plusieurs formes : interface web, plugins Obsidian et Emacs, applications de bureau et mobile, voire WhatsApp. Le modèle de langage peut être local (via Ollama ou llama.cpp) ou distant, selon votre configuration.
Ce qui fait sa force
- Des réponses sourcées. Khoj ne se contente pas de répondre : il indique les documents d'où vient l'information. On peut remonter à la source et vérifier — précieux quand on interroge sa propre base de connaissance.
- Là où vous écrivez déjà. Les plugins Obsidian et Emacs amènent l'assistant directement dans votre éditeur de notes : pas besoin de changer d'outil pour interroger ce que vous avez écrit.
- Local possible de bout en bout. Avec un modèle servi par Ollama et un serveur Khoj auto-hébergé, vos notes et vos questions ne quittent pas votre infrastructure. La recherche web, elle, reste optionnelle et désactivable.
- Recherche sémantique sur socle solide. Le serveur stocke les embeddings de votre index dans PostgreSQL avec l'extension pgvector — une base éprouvée pour la recherche vectorielle, pas un format maison opaque.
- Multi-supports. Web, desktop, mobile, WhatsApp : on retrouve son assistant et sa base partout, autour d'un même serveur.
Pour qui
Pour les profils avancés qui gèrent déjà une base de notes (Obsidian, Org-mode, Markdown) et veulent la rendre interrogeable, sources à l'appui. L'auto-hébergement suppose un peu de technique : Khoj est un serveur, pas une simple application de bureau — il nécessite une base PostgreSQL avec pgvector. Pour un usage individuel plus immédiat, sans base à gérer, AnythingLLM en application de bureau sera plus direct.
À savoir avant de se lancer : l'éditeur a refermé son service cloud hébergé pour se concentrer sur d'autres projets. L'auto-hébergement, lui, reste pleinement ouvert et soutenu — c'est d'ailleurs le mode qui nous intéresse ici. Considérez donc Khoj comme un outil à héberger soi-même, pas comme un service prêt à l'emploi, et gardez un œil sur le dépôt pour suivre l'évolution des versions.
Installation
Option 1 — Docker (recommandé)
L'image Docker embarque déjà PostgreSQL/pgvector et le nécessaire — c'est la voie la plus simple, et
la plus sûre sous Windows (où pgvector reste expérimental en natif). Le projet fournit un
docker-compose.yml de référence :
# Récupérer la composition officielle
curl -O https://raw.githubusercontent.com/khoj-ai/khoj/master/docker-compose.yml
# Adapter le fichier (mots de passe, KHOJ_DOMAIN si accès distant), puis lancer
docker compose up -d
L'interface est ensuite accessible sur http://localhost:42110.
Option 2 — pip (avec PostgreSQL/pgvector à part)
Possible pour un environnement Python maîtrisé — à condition d'avoir déjà un PostgreSQL avec pgvector disponible, car Khoj en a besoin pour stocker les embeddings :
# Environnement virtuel dédié
python -m venv .venv
source .venv/bin/activate # Linux / macOS
.venv\Scripts\activate # Windows
# Installer puis lancer le serveur
pip install khoj
khoj --anonymous-mode
Connecter un modèle local
Dans l'administration du serveur (http://localhost:42110/server/admin), déclarez
Ollama comme fournisseur et son adresse http://localhost:11434. Si
Ollama n'est pas installé, voyez la fiche Ollama.
Indexer vos fichiers
Ajoutez les chemins de vos dossiers de notes ou PDF dans les réglages, ou passez par le plugin Obsidian/Emacs. Khoj les indexe en tâche de fond et calcule les embeddings. Vous pouvez ensuite poser vos questions et suivre les sources citées.
Points de vigilance
Khoj peut rester strictement local — mais deux fonctions sortent par conception (recherche web, provider cloud), et le serveur a un état à protéger.
| Point d'attention | Niveau | Ce qu'il faut savoir |
|---|---|---|
| Provider de langage cloud configuré | 🔴 selon configuration | Si le modèle est servi par un service en ligne (OpenAI, Anthropic, Gemini…), vos questions et les extraits de notes retrouvés y transitent. Pour des données sensibles, servez le modèle via Ollama en local. |
| Recherche web activée | 🟡 selon usage | La recherche web envoie des requêtes à des services tiers (moteur de recherche, pages récupérées). C'est utile, mais ça sort de votre périmètre : désactivez-la quand vous manipulez du confidentiel. |
| Où vivent les embeddings de vos notes | 🟡 à savoir | Le texte indexé et ses vecteurs sont stockés dans la base PostgreSQL/pgvector du serveur. C'est une copie exploitable de vos notes : protégez et sauvegardez cette base au même titre que les originaux — sans elle, l'index est à reconstruire. |
| Serveur exposé sans authentification | 🟡 selon déploiement | Par défaut, Khoj n'écoute que sur la machine locale. Si vous l'ouvrez à distance (KHOJ_DOMAIN, 0.0.0.0), placez-le derrière un reverse-proxy HTTPS authentifié ou un VPN. |
| Cap du projet : auto-hébergé, pas de cloud officiel | 🟡 à savoir | L'éditeur a fermé son service cloud hébergé (mi-2026) et réoriente son énergie vers d'autres produits. Bonne nouvelle pour qui vise le local : Khoj reste pleinement open source et auto-hébergeable, c'est même le mode à privilégier ici. Le revers : il n'y a plus d'offre gérée « clé en main », et le logiciel avance encore en versions beta — installez-vous en auto-hébergé en connaissance de cause, et suivez le dépôt pour le rythme des mises à jour. |
| Licence du logiciel | 🟡 à connaître | Khoj est sous licence AGPL-3.0. Particularité de l'AGPL : si vous proposez Khoj modifié comme service accessible par le réseau, vous devez en publier le code source correspondant. Pour un usage interne, pas de contrainte ; à lire avant un service exposé à des tiers. |
Sécurité
- Modèle local pour les données sensibles. Servez le LLM via Ollama et gardez la recherche web désactivée pour qu'aucune note ne sorte.
- Protégez la base PostgreSQL. Elle contient vos notes indexées et leurs vecteurs. Mot de passe fort, accès restreint, sauvegardes régulières.
- N'exposez pas le port 42110 en direct sans authentification (reverse-proxy HTTPS, VPN).
- Tenez le serveur à jour en suivant les releases officielles sur GitHub.
Aller plus loin
- Ollama — le moteur local à connecter à Khoj.
- AnythingLLM — alternative tout-en-un, sans base à gérer.
- Docling — préparer vos PDF complexes pour une meilleure indexation.
- Onyx — knowledge base orientée équipe, avec connecteurs.
- OSIALab — vue d'ensemble de tous les outils.
Sources
- Site officiel : khoj.dev
- Code source & licence (AGPL-3.0) : github.com/khoj-ai/khoj
- Documentation d'auto-hébergement : docs.khoj.dev